Nid de vipères

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6 mars 2015 par Julie Curien

Ça faisait longtemps que les notes vagabondes ne s’étaient pas penchées sur l’actualité latino-américaine dans le domaine des polars… Pour la peine, ne faisons pas les choses à moitié et plongeons carrément dans un roman noir de chez noir, Nid de vipères d’Edyr Augusto (1954 – ), journaliste, romancier et dramaturge brésilien dont l’œuvre met en scène sa région, l’État du Pará, au nord du Brésil et qui, dans ce récit, se joue à merveille des temps, invitant son lecteur à valser avec lui :

nid de vipères

Feux d’artifice au cœur de la ville de Castanhal, dans cet État du Pará… feux sur une famille, assassinée froidement un soir de fête.

Ainsi s’ouvre le récit : sur une tuerie, dont on cherchera le sens, le pourquoi, le comment, et pourquoi pas les conséquences, grâce à de nombreux adjuvants. Un homme solitaire et rêveur, collectionneur de portes-clés, en trouve un, égaré, cette même nuitée. Parmi les clés, il en reconnaît une, de celles utilisées pour les consignes à la gare du coin ; poussé par sa curiosité, il se rend à ladite gare et trouve, dans le casier, un courrier révélant des informations explosives sur l’homme politique du moment ; la lettre est signée d’une femme portant le même nom de famille que celle liquidée la veille. Cette femme a un frère, installé aux Etats-Unis depuis qu’il a rencontré une star du rock ; au vu des événements cependant, le voici de retour dans la ville de ses parents. Un autre homme, d’affaires celui-là, « né maudit », verse dans les pires combines afin d’assouvir sa soif d’argent et de pouvoir. Une prostituée de luxe entre dans la danse.

Exprimant l’expectative, les colères, les frustrations et le soulagement des personnages, une bande-son tradi mais aussi pop, rock et même hard-rock  — « Drugstore » de Sweet Chili Girl, « Apocalipse » de Madame Saatan, « Zouk da Naza » d’Almirzinho Gabriel — orchestre la trame du drame : un drame du passé raconté et vécu comme un présent… dramatiquement destiné à demeurer imparfait !

Nid de vipères, initialement publié en 2004 chez Boitempo Editorial sous le titre Casa de caba, est édité en France, en 2014, chez Asphalte, sur une traduction de Diniz Galhos. Cette année, vous pouvez profiter du Salon du Livre 2015 de Paris pour rencontrer son auteur, puisqu’il figure parmi les invités du pays à l’honneur… le Brésil ! En attendant, vous pouvez vous faire votre propre idée en goûtant un extrait par ici

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Une réflexion sur “Nid de vipères

  1. Emilie dit :

    Ça donne vraiment envie. Je le mets sur la liste de mes prochaines lectures. Merci !

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