Cuba croqué 56 ans après la révolution

Poster un commentaire

11 mai 2015 par Julie Curien

Aujourd’hui, on ouvre la boîte à bulles, et qui se cache à l’intérieur ?
Une BD OVNI, objet voyageur non identifié, d’un certain Lapin !

Non, ce n’est pas une blague, mais un jeune illustrateur accro du calepin & du croquis urbain, qui sévit « sur de vieux carnets de comptabilité qu’il déniche au marché aux puces ». Il arpente ainsi le monde, avec escale à Cuba. Objectif-souvenir de son expédition de 3 semaines en février et mars 2014 : ce roman graphique, aka carnet de voyage ! Foisonnant et passionnant : on suit le lapin curieux et malin dans ses pérégrinations à la Havane & Trinidad, nous informant sur la vie locale au gré de ses rencontres, conversations, observations et de sa documentation sur l’histoire et les coutumes de l’île.

Cuba : an 56 de la révolution

Au menu de ces pérégrinations, un impressionnant catalogue de vieilles voitures américaines — en décembre 2013 seulement, l’importation de véhicules est de nouveau autorisée à Cuba après 50 ans d’embargo et d’interdiction! —, de multiples causettes avec des enfants bavards — selon Anthony, 8 ans, « la vie doit être plus chère ailleurs, parce que ici, aux étrangers, on leur fait payer plus cher qu’aux Cubains » — et de petits vieux prenant le soleil devant chez eux — « c’est l’un des sports nationaux de à l’ombre devant chez  soi » — dont il dresse des portraits vivants et parlants, des monuments, une architecture composite — coloniale, art déco et… autoconstruction —, la visite commentée de musées — musée archéologique, musée des beaux-arts… musée de la révolution aka « entrée en matière dans l’idéologie de la révolution » !! —, le décryptage des institutions et de la politique locale, et mille détails du quotidien, à commencer par la coexistence de deux monnaies nationales, les religions, le métissage… et l’exil.

Un livre à se procurer pour voyager à son tour « dans cet ailleurs en quasi-autarcie, dont le principal charme réside dans l’esprit de dérision et le fatalisme des Cubains, modelés ou écœurés par 56 ans de Révolution castriste. Et par presque aussi longtemps d’embargo ».
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Auteur de ce blog : Julie Curien
Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 3.0 non transposé.

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Rejoignez 600 autres abonnés

Mon profil sur Babelio.com
Vimeo
%d blogueurs aiment cette page :