Photo de la favela

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12 avril 2014 par Julie Curien


Cette vidéo esthète et joyeuse est à l’image du magnifique roman graphique Photo de la favela (titre original, vous l’aurez compris : Morro da favela), publié chez les éditions Des ronds dans l’O en 2012, et signé André Diniz qui dessine dans un style nordeste brésilien.

Cette bande dessinée narre une histoire vraie : celle de Maurício Hora, habitant de la favela de Providencía, fils de trafiquant qui se révèle le photographe de cette favela.

Photo de la favela

J’embrasse et dédie ce livre à tous les habitants du Morro de la Providencia, personnes sympathiques, chaleureuses et réceptives.

Dès l’ouverture, le lecteur traverse, avec le narrateur, le temps et les ruelles dans cette colline-favela, à hauteur d’enfant, dans les pas du jeune Maurício Hora. Le récit et les cadrages rendent hommage à l’organisation de la ville, son architecture, ses paysages… et ses personnages : la lecture est ici essentiellement déambulation, itinérance animée de rencontres et échanges avec la famille, les amis, les voisins, dans ce qui ressemble à ce que notre imaginaire nomme volontiers une vie de village, une vie de quartier.

Portrait de la mère, femme généreuse qui s’évertue à aider les plus pauvres qu’elle… à en perdre la tête.

Portrait du père, trafiquant à l’époque où ce métier constitue un statut d’envergure sociale au sein de la favela — celui qui trafique est aussi celui qui règle les problèmes des uns et des autres, comme un médiateur — avec l’inconvénient de se retrouver très souvent entre les barreaux d’une prison.

Portrait des copains, dont beaucoup virent trafiquants mais version voyous, bandits, une nouvelle génération désaxée remplaçant l’ancienne, à l’heure où les relations avec les autorités policières deviennent plus problématiques, contribuant à un climat de méfiance et d’insécurité.

Histoires de vraies amitiés et d’amour aussi, un peu, beaucoup, avec des filles mais aussi un appareil photo, que Mauricio Hora gagne grâce au fruit de son travail, et avec lequel il photographie les maisons, les églises, les gens… avec le sourire.

Un trait de maître qui renouvelle le regard habituellement porté sur les favelas ! Comme le dit JR, photographe français, cité en quatrième de couverture :

A la fois photographe et historien de la plus ancienne favela de Rio de Janeiro, Maurício a le don unique de résoudre tous les conflits au sein de sa communauté. Son histoire témoigne de la complexité de la réalité brésilienne contemporaine.

→ A LIRE :

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