Me llamo Violeta Parra !

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4 décembre 2012 par Julie Curien

Poète,

musicienne, chanteuse,

tisseuse, plasticienne…

Le destin d’une artiste chilienne exceptionnelle.

Ce très beau film, signé Andrés Wood, est consacré à Violeta Parra (1917-1967), sublimement incarnée et interprétée, jusque dans les chants, par Francisca Gavilán. Le film suit les humeurs de cette drôle de dame, bat au rythme de ses élans, ses souvenirs, colères et passions. Plongée dans l’émotionnel et l’irrationnel, oui, certainement — que dire de la sœur, des enfants voire des hommes chéris, qui passent, toujours, au second plan, avec des conséquences parfois irréversibles —, mais aussi dans la détermination et la force de l’artiste, qui puise dans les traditions et créé un lieu d’échanges en plein désert : le cirque de la création !

Le désert chilien, ici, est en effet propice à la création, sans compromis, toute entière. Violeta Parra, née au sud du Chili, grandit dans une famille musicienne. Des scènes montrent Violeta écoutant / regardant son père, professeur, guitariste, chanteur, mais aussi alcoolique, se produire en spectacle aussi bien en classe que dans un café, et il y a ce moment d’une magnifique violence, où il balaye la salle, les tables…, où il casse tout avec ses cordes, avec le bois. Sur ce terrain rude mais propice, Violeta apprend la musique par la voie familiale pour ne pas dire autodidacte. Le désert, la terre, elle continue de leur (re)donner vie en les sillonnant, en quête de chansons folkloriques et traditionnelles qu’elle recueille, (re)constituant un pan important du patrimoine musical chilien. Considérée comme la mère de la folk latino-américaine, dans la mesure où elle a grandement contribué à institutionnaliser l’art folklorique, elle compose, également. Et elle fait connaître, aussi bien sur sa chère terre qu’en Europe (en Pologne, en France… elle expose au Louvre…), cette musique d’hier et d’aujourd’hui, de tout un chacun, et pourtant hors du commun.

Pour découvrir Violeta Parra plus avant, je vous invite à visiter ce site Internet chilien, qui lui est consacré : http://www.violetaparra.cl. Et pour finir, une petite visite à Paris avec la vraie Violeta Parra ?

Le film d’Andrés Wood s’inspire de la biographie de Violeta Parra, écrite par son fils Ángel Parra.

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2 réflexions sur “Me llamo Violeta Parra !

  1. smosbah dit :

    J’adore Violeta Parra ! Arauco tiene una pena… et surtout Gracias a la vida, évidemment. Une très belle version par Mercedes Sosa : http://www.youtube.com/watch?v=WyOJ-A5iv5I&list=FL89gxORY4E5tPwddz8QUV5g&index=11

  2. Pedro Luis dit :

    Belle évocation de l’atmosphère passionnée de ce film. Ajoutons-y une symbolique qui n’aurait pas déplu à Bunuel, avec le spectacle d’oiseaux rapaces (Violeta, prédatrice?), et ces gros plans
    qui reviennent en boucle, sur l’oeil de l’épervier. Por qué? no sabemos

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